je te jure que l'amour vaut la peine

Un son, un mot, de quoi passer le temps. Ce temps qu'on perd allègrement, espérant après une réunification qui tarde à venir. Autant d'autres envies qui nous bouffent tout entier, autant d'envies qui me vident totalement.

C'est bien connu, on écrit sur son blog seulement lorsque tout déconne à plein tube, on vient cracher sa merde, sa détresse, on court après quelques remarques sympathiques, et on repart, le c½ur et le corps toujours aussi détruit, mais avec la satisfaction d'avoir été entendu.

Je n'en suis plus là.

Je viens parler de la pluie et du beau temps, de choses absolument secondaires, si je puis dire, je crache brutalement quelques mots puis repars, satisfaite de me propre vie, pas de votre intérêt pour mes déboires. Même si....

C'est un fait clair, net, absolu - que vous m'acquiescez ou non : je suis heureuse.
Je ne peux même pas vous dire ce qui a changé en moi, ce déclic qui m'a poussé à me rendre heureuse, mais je le suis, au plus haut point.
Il n'est pas près de moi, et je ne suis pas là où je voudrais être, mais c'est secondaire. Je l'aime profondément, et chaque jour un peu plus -bientôt j'explose. Savoir qu'on va pouvoir s'aimer IRL sans avoir à se cacher, sans avoir à craindre pour notre avenir, ça m'emplit d'une joie toute douce, toute chaude...

Du coup, je n'ai plus rien à raconter, puisqu'il n'y a plus de mauvais rebondissements..
J'en connais un qui s'en attriste, mais qu'y puis-je?

Vivement ma venue à paris, que ce soit dans 10 jours mais aussi définitivement, que je me désanamorphose enfin

Bon, je me tais, je retrouverais plus d'inspiration ce soir, je suppose. Dépêchez-vous de venir lire avant que je supprime tout demain matin


(l)


pix : c'est juste beau.
je te jure que l'amour vaut la peine

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 12:35

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 19:06

to be treated rite - terry reid / the devil's reject - rob zombie.

Un film magnifique... Je ne sais pas pour vous, mais aux premières notes de Free bird j'ai toujours les larmes aux yeux...
Bref, voici To be treated rite de Terry reid, autre bande son figurant dans le film, un très beau morceaux également...
Et maintenant, on se régale de leur talent à tous.
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# Posté le mercredi 15 octobre 2008 16:26

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 19:09

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And Now That The Battle Is Done
And You Wake Up In The Morning
With The Sun Up In The Sky
Summer Never Gives You No Warning Then
Flowers Are Getting Thrown Up To Cover The Mud Up On The Line
Valleys Getting Greener And There's
Nothing But Love On Your Mind



i'm not a winner, i'm a weeper.
...................

# Posté le jeudi 16 octobre 2008 06:24

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 19:12

Some of us are out to win and some of us are out just to wane... Just out to maim...

Some of us are out to win and some of us are out just to wane... Just out to maim...
Vous croyez à ça? Que rien ne change jamais?
Que certains gagnent et que d'autres perdent, que c'est inscrit et qu'on n'y peut rien changer?
Que certains puissent avoir la force de réussir à chaque coup, et que d'autres ne réussissent que l'échec?
Cette chanson, ce vers surtout, me rendent vide. Ce vide qui me plait tant, celui qui m'apaise mais me détruit, un genre de spleen, tristesse enivrante...

J'ai beaucoup souffert étant petite. J'ai reparlé de ça ce soir, au repas.
On mangeait de la soupe... Et ce plat a la particularité d'être inscrit en moi comme un plat que mon père me servait avec la pire des méchancetés.
Bien sûr, aucun môme n'aime la soupe, me direz-vous.

Ma mère achète des briques de soupe individuelles. J'ai choisi au hasard, ne faisant pas attention, et j'ai réalisé en servant le liquide dans mon bol que c'était un mouliné, et non pas un velouté. Donc j'ai eu le droit à des morceaux de trucs indescriptibles, et moi et ma s½ur avons évoqué la façon dont notre père nous servait la soupe.
Il me la servait grumeleuse, bien que je n'aimasse pas ça. Quant à ma s½ur, il passait sa soupe dans un chinois, pour qu'elle ne mangeasse pas ce qu'elle n'aimait pas.
Je mettais beaucoup de temps à manger, mais ma s½ur, favorisée par son assiette faite sur mesure, mangeait bien plus vite que moi.
Mon père, quelque peu agacé par mon appétit en berne, continuait le repas à son rythme en n'oubliant pas de me servir à moi aussi, les plats suivants, dans la soupe non-terminée, sans oublier de bien mélanger.
Je me retrouvais à la fin du repas avec ma soupe, ma viande, mes légumes, et mon yaourt dans mon assiette.
Une mixture qu'il me forçait à manger, au point de me donner la becquée, en m'engueulant à chaque haut-le-c½ur.
Au bout d'un certain temps, fatigué par son petit jeu, il quittait la table, et allait jouer de la gratte.
"Nettoie la table, fais la vaisselle et mets ton assiette au frigo, tu la mangeras demain matin au ptit dej".

Charlotte, 9 ans, malaimée.

Ma mère était sur le cul de savoir que seule moi fus traitée ainsi pendant les repas. Elle ne savait pas. Bien sûr, elle savait déjà qu'il y a toujours eu du favoritisme, mais sur d'aussi petites choses, non.

J'ai beaucoup souffert de mon enfance, j'en garde des séquelles. Je ne raconte pas le pire, je ne le sais plus. J'ai pratiquement tout refoulé, je dois compter sur ma s½ur pour me souvenir.
Je pense parfois au traitement homéopathique que tu as pris Anna, pour te souvenir de ton enfance, je me dis que ça pourrait m'aider à y voir plus clair, à ne pas me foutre l'humeur en vrac pour des choses inconscientes. Tenter de vaincre mes démons une bonne fois pour toute.

Jusqu'à maintenant, je n'ai su que les repousser, chaque jour un peu plus, mais malheureusement jamais assez.
Mon père va revenir habiter dans la vallée bientôt. Je n'y pense pas beaucoup. J'ai un peu peur. Pas de lui, mais de moi. Je suis différente en sa présence. J'ai des réflexes, des attitudes, des mots qui changent, je ne ris pas pareil, je suis sur la défensive, je lui dis amen à tout...
"Ne pas contredire le géniteur même quand il a tort".

Alors je vous repose la question : croyez-vous que certains sont faits pour réussir, et d'autres non?
Suis-je apte à vivre heureuse, sans avoir à me fouler, ou devrais-je subir mes démons chaque jour jusqu'à ce que je les emporte dans mon dernier souffle?

Je me bats pour être heureuse, ça me tue quand on me dit que je ne le suis qu'en surface, parce que même si c'est le cas, c'est déjà un énorme progrès... Je suis passée du statu de pierre qui coule à celui d'iceberg qui flotte. Une grosse partie de moi sombre encore, mais ce n'est que mon passé, ce n'est que de la poussière. N'est-ce pas, Rousseau... "Le passé n'est plus rien... Le futur peut ne jamais être... le présent est l'unique bien dont l'homme soit vraiment le maitre".

La femme de mon grand-père se passionne d'horoscopes et de numérologie. Elle a raconté à ma mère ce qui m'attendait : "2008 était une très mauvaise année, mais 2009 va remporter toutes les gloires".
On verra. La réussite, je l'ai décidée, il y a peu.
On verra si je suis apte à briser la glace, définitivement.
On verra si je suis assez solide.

Serais-je l'iceberg qui transpercera le paquebot?
Qui sait.

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 18:42

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 19:13

Eurydice

J'aurais du écouter les mauvais présages.
Toutes ces choses qui me poussaient à ne pas continuer, à abandonner.
Les coups bas, la douleur, avancer et toujours souffrir, se dire que c'est bientôt la fin mais ne pas pour autant le sentir.

Rencontrer des gens, réaliser qu'on aime cet homme, réaliser qu'il y en a d'autres malgré tout. Mais continuer à aimer cet homme.

J'ai laissé passer des chances d'être heureuse dans l'instant, pour me dire que je l'aurait été dans quelques mois.
Imbécile que je fais.
On ne peut rien rattraper à présent.

La vie est pourrie, je l'ai compris.

Rêver de mon père le soir passé à l'hôtel m'a mis en garde. Je sais, c'est idiot, mais quand je fais ces rêves violents, il n'annoncent jamais une période de calme.
Ça n'a pas loupé.

Je vais continuer à vivre, je vais à lyon d'ici 2 semaines, j'espère pas mal de choses. Je sais que je serais déçue. Mais je dois y aller, je dois sortir, je dois aller là-bas. Il n'y a que dans cette ville que je me sens particulièrement bien.

Je vais changer mes objectifs... Je voudrais dès à présent habiter là-bas, avoir un travail et un petit chez moi.
Je le ferais, peu importe le temps que ça prendra.
Lyon m'a toujours attirée, depuis mes 18 ans. J'ai toujours ressenti une sorte d'apaisement, un calme intérieur lorsque je vais à lyon, un calme que je ne ressens nul part ailleurs.
Ca m'aura pris du temps pour le comprendre, je ne peux pas faire sans cette ville.
J'irais là bas, coûte que coûte.

Je tire un trait sur le reste, je ne vais pas courir après le malheur. J'ai déjà trop donné. Puis j'aime pas cette étiquette "idiote" collée sur mon front, ça ne sied pas à mon visage.

Je retrouve l'usage de mon corps, je vais en profiter. Il aime s'amuser ce petit, il ne faut pas le brider comme ça voyons.

# Posté le samedi 25 octobre 2008 06:21

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 19:15